Vers une école sans exclusion n°276
10.00CHF
64 pages. 2025/4
Description
Dans la lutte contre la grande pauvreté, l’école est en première ligne. Or, loin d’offrir une égalité de parcours à tous les enfants, elle conforte ou renforce les inégalités d’origine. En France comme en Belgique, la pauvreté, avec son cortège de difficultés concrètes, devient un motif d’orientation vers l’enseignement spécialisé. La recherche CIPES [1], auquel ce dossier donne un large écho [2], entre dans l’observation détaillée des maltraitances institutionnelles dont l’école se rend responsable vis-à-vis des enfants de familles en situation de grande pauvreté. Elle propose de mettre en œuvre des actions pour y remédier, en sollicitant activement les parents et les militant·es Quart Monde, étroitement impliqué·es dans cette recherche.
Partout dans le monde, l’accès à l’instruction des plus pauvres nécessite une levée d’énergies militantes pour être pris en compte, comme le programme d’apprentissage Ang Galing, mis en place dès 2012 par ATD Quart Monde, s’adressant aux enfants qui habitent avec leur famille dans le cimetière Nord de Manille aux Philippines [3]. Au Guatemala, c’est la création d’un sous-secteur de l’éducation extrascolaire qui donne une « deuxième chance » d’étudier [4] aux nombreuses personnes n’ayant pas terminé leurs études primaires et secondaires, ou qui n’ont jamais pu y accéder.
Faisons en sorte que ces recherches et programmes constituent des leviers de changement !
[1] Le rapport final de la recherche participative CIPES (Chercher l’Inclusion pour Éviter la Ségrégation), intitulé Croisement de regards sur une recherche participative, sera publié en janvier 2026 par les Éd. Quart Monde et présenté lors d’un événement de clôture à l’Institut de France le 24 janvier.
[2] Dans les articles pp. 9, 16, 20.
[3] Voir l’article en p. 36.
[4] Voir l’article de Carlos Aldana Mendoza, p. 46.
Auteure : Martine Hosselet-Herbignat






